Aujourd’hui, la plus grande nouvelle vient d’Ukraine.
Ici, les Russes envoient leurs groupes d’infiltration à travers la rivière, menaçant une percée que les commandants russes recherchaient depuis longtemps. Cependant, avant qu’ils ne puissent recevoir l’ordre de frapper les Ukrainiens par-derrière, les chars ukrainiens sont arrivés et ont commencé à anéantir les unités d’assaut russes à bout portant.

L’objectif principal de la Russie ici est de prendre le contrôle de la ville de Lyman, car cette position stratégique servirait de tremplin pour de futures opérations. Si elle était capturée, Lyman deviendrait une base avancée pour trois offensives majeures : une manœuvre de tenaille pour piéger les forces ukrainiennes le long de l’Oskil, une attaque vers le sud pour déborder Siversk, et une poussée plus profonde dans le Donetsk en direction du dernier bastion ukrainien de villages fortifiés avant que le terrain ne s’ouvre en plaines vulnérables.

Pour faire tout cela toutefois, la Russie doit d’abord percer les positions ukrainiennes à l’est de Lyman et sécuriser un point de passage fiable sur la rivière Zherebets, alors que les batailles pour Torske et Zarichne se déroulent. Les forces russes ont avancé sur deux localités par trois côtés, utilisant des tactiques d’infiltration de petites unités plutôt que de grandes attaques. Les offensives de plus grande ampleur se sont soldées par des désastres, comme la récente charge de 25 motos près de Torske, détruite par l’artillerie et les drones. Le résultat est une série d’assauts russes d’usure, où les troupes tentent de se faufiler à travers le terrain et d’établir une tête de pont avant d’être détectées. Les forces ukrainiennes ont répondu par une défense active, des positions flexibles, des contre-attaques mobiles et des retraits délibérés pour éviter de lourdes pertes. En conséquence, Torske est actuellement une zone grise où aucun camp n’exerce un contrôle total, les commandants ukrainiens privilégiant la préservation de leur potentiel de combat à long terme plutôt qu’une défense statique.

Les deux camps disposent ici d’atouts majeurs, car les unités russes ont réussi à établir un couloir d’infiltration stable à travers la forêt de Serebryanskyi, permettant à de petits détachements de franchir la zone autour de Zarichne avec un certain niveau de couverture.

Cependant, les Ukrainiens contrôlent toujours la majeure partie de la forêt elle-même, et ce contrôle leur confère un avantage crucial en matière de surveillance par drones et de contrôle du feu sur les champs au nord-est. Les Russes ne peuvent pas avancer en toute sécurité leur artillerie ni leurs opérateurs de drones pour appuyer leurs assauts en raison de cette domination ukrainienne, laissant ainsi les infiltrations russes sans puissance de feu suffisante pour infliger une défaite tactique décisive aux défenseurs.

Parallèlement, l’Ukraine conserve un avantage grâce à ses capacités de réaction rapide, lui permettant de frapper avant que les unités russes ne puissent se consolider. Des drones thermiques surveillent les positions, et des unités blindées sont maintenues prêtes pour des frappes rapides dès qu’une présence russe est détectée, les opérateurs de drones russes étant incapables de réagir et d’intercepter à temps.

Des images géolocalisées montrent comment des troupes russes se sont infiltrées par la forêt et sont entrées dans des maisons à la lisière du village. L’Ukraine a répondu en envoyant un char pour éliminer le groupe, tirant quatre obus explosifs en tir direct pour détruire chacun des bâtiments et les Russes qui s’y trouvaient. Des drones thermiques ukrainiens ont suivi l’échange en temps réel, et aucune séquence ultérieure n’a été diffusée, suggérant que le char a éliminé avec succès tout le groupe.


Compte tenu de la taille et du nombre des bâtiments infiltrés, et de la taille standard des regroupements russes avant un assaut, il est probable qu’entre 20 et 30 soldats russes aient été tués. La tactique de réponse blindée rapide sous couverture thermique s’avère extrêmement efficace, précisément parce que les unités russes de drones et d’artillerie n’ont pas le temps de réagir assez vite pour détruire le char.


Les forces ukrainiennes ont également mis en place des défenses passives en profondeur, incluant des barrières de fils barbelés, destinées à retarder les infiltrés juste assez longtemps pour que les opérateurs de drones puissent les localiser et les éliminer avec leurs propres frappes. Dans un incident récent, un soldat russe s’est retrouvé piégé dans des barbelés de type Egoza et a été éliminé par un drone alors qu’il était immobilisé, illustrant la manière dont l’Ukraine combine des défenses statiques avec une surveillance en temps réel et des frappes immédiates, empêchant ainsi la majorité des infiltrés russes d’établir un point d’appui.


Dans l’ensemble, la bataille pour Lyman continue d’évoluer, et les objectifs russes sont clairs : prendre la ville et en faire un tremplin pour une offensive à trois axes à travers le nord du Donetsk. Pour l’instant cependant, la Russie peine même à traverser la rivière Zherebets avec suffisamment de forces pour peser sur le front. Les forces ukrainiennes utilisent des tactiques de défense active, des contre-attaques blindées et la couverture des drones thermiques pour maintenir le front fluide et empêcher les Russes de consolider leurs gains. À mesure que les conditions routières se détériorent à l’approche de l’automne, la fenêtre de la Russie pour lancer une offensive à grande échelle se referme.

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