La Turquie l’a vraiment fait : la Russie recule en mer Noire

Jan 12, 2026
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Aujourd’hui, les nouvelles les plus importantes viennent de la mer Noire.

Ici, la mer Noire est devenue un environnement militaire dans la guerre de la Russie contre l’Ukraine, où les actions de reconnaissance russes visent à intimider les alliés de l’Ukraine pour les soumettre.

Cette fois, cependant, la Turquie prend l’action la plus décisive jamais vue de la part d’un pays de l’OTAN, en établissant un bouclier impénétrable le long de sa côte nord et en promettant que toute menace russe qui entrerait serait immédiatement détruite.

La Turquie a déployé simultanément jusqu’à quatre drones Akinci au-dessus des secteurs sud-ouest, sud et sud-est de la mer Noire, créant une couverture continue le long de sa côte nord. Ces drones sont équipés du radar embarqué Murad, capable d’identifier des cibles aériennes à une distance allant jusqu’à 200 kilomètres, permettant aux forces turques de détecter tout objet étranger intrus longtemps avant qu’il n’approche de l’espace aérien turc. Avec plusieurs drones dont les zones de couverture se chevauchent, les plateformes russes n’ont plus d’espace de manœuvre pour sonder, approcher ou se retirer sans être vues.

Cela marque une deuxième étape décisive dans la posture turque, car Ankara définit désormais les conditions dans lesquelles les aéronefs russes ne peuvent tout simplement pas opérer. Ce changement s’appuie sur la phase précédente, lorsque les forces turques avaient abattu des avions russes opérant au-dessus de la mer Noire, et bien que ces incidents aient montré que la Turquie était prête à utiliser la force, elle ne faisait encore que réagir, sans prévenir. Notamment, cela laissait encore à la Russie la possibilité de revenir, de tester les limites et de se retirer, puisque trois drones au total ont violé l’espace aérien turc par la suite.

La différence est que, au lieu d’attendre des violations pour y répondre, la Turquie refuse désormais l’accès dès le départ. La posture actuelle supprime entièrement le cycle persistant de violations russes, car il n’existe plus de fenêtre permettant aux plateformes russes d’approcher, de provoquer une réaction et de réinitialiser la situation.

Ce changement fait suite à des vols répétés de drones et à une activité aérienne russe près du territoire turc, qui ont continué malgré les avertissements. Laisser ces vols se poursuivre aurait créé une situation dans laquelle la Russie dicte le rythme et oblige la Turquie à rester dans un rôle réactif permanent. Avec le temps, cette dynamique favorise la partie qui effectue les sondages, et non celle qui se contente de protester ; ainsi, la réponse turque reflète la conclusion selon laquelle la passivité invite à plus de pression plutôt qu’à la stabilité.

Le système de patrouille désormais en place repose sur la dissuasion, les drones effectuant une reconnaissance continue au-dessus de la mer Noire et identifiant les contacts dès leur décollage ou leur approche des zones surveillées. En même temps, des avions de chasse turcs sont maintenus en alerte immédiate le long de la côte, avec plusieurs appareils prêts à intercepter si nécessaire. Lorsqu’un contact est détecté, il est maintenu sous surveillance constante avec l’interception comme issue par défaut, et non comme dernier recours.

Cette organisation fonctionne parce qu’elle ne laisse aucun temps de réaction, car la détection, le suivi et l’interception ne sont plus des étapes séparées dans le temps. Elles font partie du processus qui commence dès qu’un aéronef entre dans la zone surveillée, et les opérateurs russes savent que tout vol sera immédiatement observé et fera l’objet d’une réponse qui ne peut être retardée ni négociée.

Dans ces conditions, les vols de reconnaissance cessent d’être utiles, et par conséquent, les incursions de drones et d’aéronefs russes dans l’espace turc au-dessus de la mer Noire ont complètement cessé, aucun nouveau cas n’ayant été signalé depuis plus de deux semaines. Cela reflète une perte décisive de l’espace opérationnel, car la Russie n’a pas tenté d’itinéraires alternatifs, n’a pas intensifié la pression ailleurs en mer Noire et n’a pas testé la détermination de la Turquie par d’autres moyens. Elle a complètement reculé, et ce n’est pas la première fois que ce schéma apparaît : le dernier exemple en date concernait l’Atlantique, lorsque les États-Unis ont intercepté des pétroliers russes malgré le déploiement d’un sous-marin par Moscou pour suivre l’opération et les menaces visant à cibler des navires américains. Au final, la Russie n’a rien fait, et l’arraisonnement a eu lieu sans aucune interférence, car lorsqu’elle est confrontée à une application militaire soutenue, elle recule, tandis que face à des avertissements, des protestations ou des réponses limitées, elle continue à pousser. Dans ce cas, la Turquie a réussi à exclure l’espace aérien russe, et l’activité russe a cessé complètement.

Dans l’ensemble, la Turquie a démontré que le contrôle en mer Noire s’obtient par une application continue et non par des réponses sporadiques. En refusant l’accès au lieu de répondre aux violations, Ankara a supprimé la capacité de la Russie à sonder et à exercer une pression. Ce résultat n’a nécessité ni négociation ni escalade, seulement de la persistance et de la préparation. Il montre que lorsque la Russie est confrontée à une force qui ne laisse aucune marge de manœuvre, elle adapte son comportement en conséquence.

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