Aujourd'hui, les nouvelles les plus marquantes nous proviennent d'Ukraine.
Ici, la force qui maintient discrètement la cohésion du pays à l'arrière du front est en pleine reconstruction sous la pression de la guerre. Cette réforme est destinée à conférer aux défenseurs ukrainiens des capacités accrues, un changement qui pourrait redéfinir la quantité de pression que ces unités peuvent absorber face aux attaques constantes de drones.

Le commandant en chef de l'Ukraine, Oleksandr Syrsky, a annoncé une réforme des brigades de la Défense Territoriale qui réduit le nombre de bataillons d'infanterie tout en élargissant leurs composantes de drones. L'objectif principal est de rendre ces brigades plus aptes à tenir le terrain sous la pression des drones russes, devenue omniprésente ces dernières années. Syrsky a été explicite sur le fait que la Défense Territoriale n'est pas adaptée aux campagnes offensives, et que la réforme vise à améliorer leurs capacités défensives, là où ces unités sont systématiquement employées.

Syrsky a été explicite sur le fait que la Défense Territoriale n'est pas adaptée aux campagnes offensives, et que la réforme vise à améliorer leurs capacités défensives, là où ces unités sont systématiquement employées.

Les brigades de la Défense Territoriale diffèrent des brigades régulières de première ligne car elles sont structurées autour de la protection de régions spécifiques, d'infrastructures et du maintien du contrôle des zones locales. Alors que les forces régulières se concentrent sur les combats principaux, la force des brigades de la Défense Territoriale provient de leur connaissance locale du terrain, de leur coordination avec les autorités civiles et de leur capacité à répondre rapidement aux incursions et aux sabotages russes.

Ces unités sont souvent plus légèrement armées et moins standardisées que les brigades de première ligne, ce qui les rend plus vulnérables dans les combats de haute intensité. Leur vulnérabilité ne vient pas d'un manque de volonté de combattre, mais de la manière dont leur structure, riche en infanterie et peu blindée, rend les positions défensives statiques sensibles aux frappes de drones FPV. La surveillance aérienne persistante facilite le ciblage de ces défenses par la Russie, alors que les unités de la Défense Territoriale ne disposent souvent que de quelques drones et d'opérateurs formés pour maintenir une couverture constante. Comme la Russie a de plus en plus déplacé son attention vers les zones arrière où opèrent ces unités, leur rôle a nécessité une mise à niveau.

La réforme aborde ce problème en modifiant l'équilibre interne de la brigade plutôt qu'en créant de nouvelles unités à partir de zéro. La plupart des brigades de la Défense Territoriale étaient initialement construites autour de six bataillons d'infanterie environ, reflétant leur rôle traditionnel de formations à forte densité d'effectifs chargées de tenir le terrain et de sécuriser les zones locales, tandis que leur composante de drones était comparativement modeste.


Auparavant, la plupart des brigades alignaient au moins un bataillon de drones, tandis que certaines fonctionnaient avec un bataillon de drones soutenu par une compagnie de drones supplémentaire. Le plan de Syrsky réduit le nombre de bataillons d'infanterie dans chaque brigade de la Défense Territoriale et crée deux bataillons supplémentaires dédiés aux systèmes de drones au sein de chaque brigade. Syrsky a décrit l'ancien modèle d'avant la réforme comme un élément de drones d'attaque de la taille d'une compagnie, ce qui signifie que ce changement vise davantage à un passage à l'échelle qu'à l'introduction de la guerre de drones.


Les premières mises en œuvre indiquent que les quatre premières brigades passent à une structure articulée autour de trois bataillons d'infanterie associés à deux bataillons de systèmes de drones, ce qui montre que les drones sont élevés d'un rôle de soutien à une fonction centrale à part entière.

Cela résout plusieurs problèmes pratiques à la fois car cela réduit les espaces où la Russie peut opérer sans être vue. Deux bataillons de drones donnent à une brigade suffisamment de personnel pour maintenir une couverture quotidienne plus longue, ce qui améliore l'alerte précoce en détectant les petits groupes d'assaut, les équipes de sabotage ou les zones de rassemblement avant que le contact ne se produise. Cette alerte anticipée donne aux commandants le temps de repositionner l'infanterie, de disperser les véhicules et de coordonner les tirs, ce qui réduit en retour la gravité des attaques surprises.

Une capacité accrue de drones d'attaque améliore également la résilience, car elle permet aux forces de la Défense Territoriale de perturber les attaques à distance au lieu de dépendre uniquement de patrouilles d'infanterie plus exposées aux embuscades. Dans l'ensemble, ce basculement offre aux unités de la Défense Territoriale plus de temps et d'options lors de la réponse aux attaques russes, transformant la détection précoce et la perturbation à distance en fondations d'une posture défensive plus résiliente.

Globalement, la réforme passe d'une défense basée sur l'infanterie à une défense de zone centrée sur les drones, visant à contrer la couverture de drones russe. L'ajout de deux bataillons de systèmes de drones par brigade établit une couverture de drones comme une base de référence soutenue au niveau de la brigade. Si ce modèle de trois bataillons d'infanterie et deux de drones est adopté sur l'ensemble du front, il limitera la capacité de la Russie à exploiter les zones de faible couverture en renforçant la visibilité et la capacité de frappe des forces terrestres. Le résultat dépendra de la capacité de ces brigades à maintenir des opérations de drones fiables grâce à la formation, la maintenance et l'approvisionnement, car la persévérance, plutôt que la performance, sera cruciale pour combler les lacunes dans les mois à venir.


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