Aujourd'hui, des mises à jour cruciales nous parviennent de la Fédération de Russie.
Les officiels russes sonnent l'alarme face à ce qu'ils perçoivent comme une trahison, commençant à réaliser que les États-Unis ne sont pas aussi conciliants qu'ils l'espéraient. Alors que les principaux ministres affirment désormais que Washington a provoqué une escalade irréversible, la Russie se prépare à porter le conflit à un niveau supérieur.

Récemment, les États-Unis ont intercepté l'Aquila 2, un pétrolier lié à la « flotte fantôme » russe, dans l'océan Indien. Les forces militaires américaines ont traqué le navire depuis les Caraïbes, où il avait tenté d'échapper aux sanctions et à la mise en quarantaine imposée par Washington aux bâtiments sous embargo.

L'abordage s'est déroulé en pleine mer et les rapports suggèrent que le navire transportait des cargaisons illicites de pétrole russe et vénézuélien en violation des sanctions américaines. Ce n'était cependant pas le premier incident de ce genre, et les Russes commençaient déjà à douter de la réelle posture de leurs interlocuteurs.

Il convient de noter que les forces américaines ont arraisonné et saisi plusieurs pétroliers de la flotte fantôme russe ces dernières semaines pour faire respecter les sanctions internationales, deux de ces navires étant officiellement passés sous garde américaine. Jusqu'à présent, la plupart des saisies liées aux États-Unis impliquaient des confiscations ordonnées par des tribunaux, une application par des États partenaires ou des restrictions liées aux assurances et à la conformité financière. Cependant, le cas de l'Aquila 2 a impliqué un abordage direct en mer et un contrôle physique par les forces américaines, marquant une escalade significative et un point de rupture pour Moscou.

À la suite de cette saisie, Sergueï Lavrov a accusé les États-Unis d'avoir trahi les accords préalablement conclus à Anchorage et de ne pas avoir donné suite aux propositions concernant l'Ukraine. Il a affirmé que les récentes saisies de navires liés à la Russie violent le droit maritime international, en particulier les dispositions de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer relatives à la liberté de navigation et à la juridiction exclusive de l'État du pavillon.

Lavrov a également soutenu que Washington crée des barrières artificielles au commerce russe, pointant spécifiquement du doigt la pression exercée sur des pays comme l'Inde pour réduire leurs achats d'énergie russe. En outre, les responsables russes ont suggéré que l'administration américaine actuelle ne se contente pas de poursuivre la politique de sanctions, mais défend de manière flagrante ses propres intérêts au mépris des accords établis. Simultanément, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a fait écho à ces points, déclarant que tout progrès significatif dépendrait du respect des arrangements conclus précédemment en Alaska.

Plus précisément, les plus hauts dirigeants russes ont exprimé conjointement la conviction qu'un accord avait été trouvé en Alaska, centré sur un allégement immédiat des sanctions et la normalisation des relations commerciales avec les États-Unis comme conditions préalables à la poursuite de discussions de fond sur un accord de paix en Ukraine. Moscou a signalé que l'avancement des négociations dépendrait entièrement de concessions économiques immédiates, incluant le retrait des restrictions financières et énergétiques imposées depuis le début de la guerre. Cependant, tout accord semblait être soit imaginaire, soit peu solide dès le départ, car Washington et ses partenaires ont maintenu, voire étendu, l'application des sanctions, ciblant particulièrement les exportations de pétrole et le commerce maritime.

En termes concrets, les demandes fondamentales de Moscou sont largement ignorées tandis que la pression américaine s'est intensifiée de manière silencieuse. Cela suggère que la stratégie de négociation de la Russie ne parvient pas à produire de résultats ; au lieu d'apaiser les tensions, les États-Unis semblent accroître leur emprise en intensifiant les actions contre la flotte fantôme.

Ce sentiment de « coup de poignard dans le dos » a conduit les officiels russes à accuser les États-Unis de tirer profit du soutien apporté à l'Ukraine pour frapper les pétroliers de la flotte fantôme russe à travers le monde. L'Ukraine a en effet ciblé la flotte fantôme et les infrastructures énergétiques russes principalement par des frappes de drones, s'étendant de la mer Noire à la Méditerranée et même jusqu'à la lointaine mer Caspienne, tandis que les Russes accusent les États-Unis d'autoriser, voire de faciliter, ces frappes.

En réponse, le Kremlin a émis des avertissements directs : si la pression occidentale et les sanctions ne sont pas levées, la Russie pourrait étendre la guerre et s'emparer de l'ensemble de l'Ukraine si elle le souhaitait réellement. Les dirigeants russes présentent cela comme la preuve qu'ils se sont retenus jusqu'à présent, mais ils préviennent que la poursuite de cette pression pourrait les conduire à abandonner toute retenue et à intensifier leur campagne militaire, illustrant à quel point leurs menaces sont déconnectées des réalités du terrain.

Globalement, les relations entre la Russie et les États-Unis risquent de se détériorer davantage plutôt que de se stabiliser. L'application des sanctions va s'étendre, car il est avantageux pour Washington de continuer à cibler et à arraisonner les navires liés à la flotte fantôme russe pour maintenir la pression. La Russie ne dispose pas de forces navales suffisantes pour riposter, ce qui limite ses contre-mesures à une rhétorique agressive et à des menaces vaines. À mesure que la pression économique et maritime se poursuit, les chances de pourparlers sérieux ou de compromis s'amenuisent, et les relations entre les deux puissances ne feront que s'envenimer.


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