Le projet national russe censé remplacer Starlink vient de s’effondrer.

Feb 6, 2026
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Aujourd’hui, il y a des mises à jour importantes en provenance de Russie.

Ici, le programme spatial russe a atteint un point de blocage record, avec son alternative à Starlink, longuement promise, qui échoue à progresser et s’est pratiquement arrêtée. Ce qui devait connecter et moderniser l’armée russe a plutôt implosé sous la forme de retards, de lacunes financières et de lancements manqués, laissant les forces aveugles, déconnectées et structurellement coupées de la guerre moderne centrée sur le réseau.

La tentative de la Russie de développer une alternative nationale à l’internet satellite de type Starlink est de plus en plus freinée par des difficultés structurelles et financières, suscitant des doutes sur sa viabilité. Le projet repose sur une constellation à large bande en orbite basse, développée par la société privée Bureau 1440 en coopération avec la société spatiale d’État Roscosmos. L’initiative est officiellement intégrée au projet national Cosmos, approuvé par le président Vladimir Poutine, et prévoit le déploiement de 365 satellites en orbite basse pour fournir une couverture Internet à large bande sur l’ensemble de la Fédération de Russie.

En pratique, cependant, les satellites en orbite basse ne restent pas fixes au-dessus du territoire national, mais traversent continuellement le globe le long de trajectoires orbitales. Par conséquent, une constellation conçue pour ne couvrir que la Russie fournirait simultanément une connectivité sur de vastes portions de l’Ukraine, de l’Europe et d’autres régions où des opérations militaires ou hybrides russes sont susceptibles de se dérouler. Cela permet de présenter le programme comme principalement destiné à un usage national, tout en établissant effectivement la base technique pour des capacités de communication militaire plus larges et expéditionnaires.

Le lancement des seize premiers satellites, initialement prévu pour fin 2025, n’a pas encore eu lieu. Selon certaines sources, le retard provient de l’incapacité à respecter les obligations de production dans les délais spécifiés, le lancement étant désormais reporté à une date ultérieure indéterminée cette année, mais il est probable qu’il subisse encore d’autres retards.

L’absence d’un réseau de communication par satellite résilient de classe Starlink a des effets en cascade sur les opérations militaires russes, à commencer par le commandement. Un internet spatial fiable permet aux dirigeants militaires et aux unités de première ligne de rester constamment connectés, partageant des informations rapidement et clairement, même dans les zones où les combats, le brouillage ou les dégâts ont interrompu les réseaux de communication normaux. Sans cela, les structures de commandement deviennent épisodiques, dépendantes de radios vulnérables en ligne de vue. Cela dégrade le rythme opérationnel, ralentit la prise de décision et augmente le risque que des ordres obsolètes parviennent aux unités de première ligne.

Le contrôle est également affecté, car le contrôle militaire moderne repose sur une connectivité persistante pour synchroniser les manœuvres, la logistique et la défense aérienne. Un réseau internet par satellite performant permet aux différentes unités de travailler instantanément ensemble, d’utiliser des cartes numériques et des outils de commandement partagés, et de modifier rapidement leurs actions au fur et à mesure de l’évolution de la situation sur le champ de bataille.

En son absence, le contrôle devient fragmenté, ce qui force les unités à opérer de manière semi-indépendante ou sans ordres, ce qui n’a historiquement pas bien fonctionné dans la culture militaire russe, caractérisée par une hiérarchie très centralisée. Enfin, le flux de renseignement est gravement perturbé, car l’internet spatial facilite la diffusion rapide des flux de drones, des images satellitaires et des informations jusqu’aux niveaux opérationnel et tactique. Sans cette infrastructure, le renseignement arrive en retard ou seulement partiellement. Le résultat est une force qui combat avec une conscience de la situation dégradée ou une couverture par drone inefficace et peine à transformer l’information en décisions exploitables.

En conséquence de ces lacunes, les unités russes sur le terrain restent fortement dépendantes de systèmes de communication vulnérables et obsolètes, tels que les radios en ligne de vue mentionnées plus haut et les réseaux relais intermittents, facilement perturbés par le brouillage, la destruction physique ou simplement la distance, provoquant retards, interruptions et imprécisions.

En revanche, les forces ukrainiennes bénéficient d’une connectivité stable, activée par satellite via Starlink, qui fournit des communications mobiles et résilientes même en conditions de combat. Cette asymétrie permet à l’Ukraine de maintenir une coordination en temps réel, de diffuser rapidement le renseignement et de soutenir le rythme opérationnel, tandis que les unités russes deviennent de plus en plus isolées et fragmentées sur le champ de bataille.

Dans l’ensemble, la tentative de la Russie de reproduire Starlink s’est effectivement effondrée, car des manques de financement persistants, aggravés par la pression croissante sur les finances de l’État sous sanctions et en temps de guerre, sapent sa capacité à soutenir des projets technologiques coûteux en capital et rendent les perspectives encore plus défavorables. L’échec de l’initiative russe d’internet par satellite national empêche toute transition vers une véritable guerre centrée sur le réseau. Sans communications spatiales résilientes, les forces russes ne peuvent pas intégrer capteurs et commandants dans un système cohérent en temps réel, laissant les efforts de modernisation structurellement contraints. Cette lacune renforce la dépendance aux méthodes de commandement héritées, mal adaptées aux conflits contemporains à haute intensité. Alors que les forces ukrainiennes et de l’OTAN opèrent avec une connectivité persistante activée par satellite, le déficit de communications de la Russie devient non seulement un manquement technique, mais un désavantage opérationnel décisif influençant les résultats sur le champ de bataille.

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