Les drones Shahed utilisent désormais les routes comme arme afin de ralentir et perturber tous les mouvements.

Feb 5, 2026
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Aujourd’hui, les plus grandes nouvelles proviennent de la guerre aérienne en Ukraine.

Les drones Shahed sont devenus un élément familier du champ de bataille, largement utilisés pour frapper des cibles à travers l’Ukraine. Ce qui émerge désormais est une évolution plus discrète qui transforme ces drones en outils à double usage pour entraver les déplacements bien après la disparition de l’appareil lui-même.

Des rapports récents montrent que des drones de type Shahed sont modifiés pour larguer des mines antivéhicules en vol, non seulement près de la ligne de front mais aussi dans les zones arrière. Les premières opérations de minage à distance se concentraient sur de plus grandes mines antichars, mais cela a évolué vers une utilisation plus fréquente de mines magnétiques plus petites.

Les mines magnétiques fonctionnent différemment des explosifs traditionnels à pression. Au lieu de détoner uniquement lorsqu’une roue passe directement dessus, ces mines utilisent des détonateurs magnétiques qui détectent la présence d’objets métalliques de grande taille à proximité. Des sources ukrainiennes identifient la PTM-3 comme la mine larguée par les drones Shahed, qui explose lorsque la masse métallique d’un véhicule en passage perturbe son champ magnétique, même sans contact direct.

Cette conception rend la mine particulièrement adaptée à un largage aérien, car elle n’a pas besoin d’atterrir à l’endroit ni d’être enterrée pour rester dangereuse. La PTM-3 pèse environ 4,9 kilogrammes, ce qui est suffisamment léger pour que plusieurs mines puissent être transportées et larguées par un Shahed sans affecter son vol. Elle contient environ 1,8 kilogramme d’explosif, suffisant pour pénétrer jusqu’à 80 millimètres d’acier et neutraliser ou détruire des véhicules lourds ou légèrement blindés. La mine s’arme d’elle-même quelques minutes après avoir touché le sol, ce qui permet un largage sûr depuis les airs, et elle ne devient dangereuse qu’une fois que le drone est déjà parti.

La cible principale de ce système n’est pas un véhicule isolé ou un poste de contrôle, mais le réseau routier qui permet aux forces militaires de se déplacer. Les routes sont une cible prioritaire parce que les véhicules militaires lourds ne peuvent se déplacer de manière fiable que sur des voies revêtues, ce qui canalise le trafic dans un nombre limité de couloirs prévisibles.

Le minage de ces routes oblige chaque véhicule à supposer un danger en amont, ralentissant les déplacements même lorsqu’aucune explosion ne se produit. Les voies ferrées sont également touchées, car des mines à proximité des rails peuvent endommager les voies ou exploser sous les trains en passage. Même une seule détonation peut forcer l’arrêt immédiat du trafic ferroviaire, car les rails endommagés et les systèmes de signalisation doivent être inspectés et réparés avant que les trains puissent circuler à nouveau en toute sécurité. Les zones urbaines sont vulnérables parce que les mêmes rues sont utilisées par les véhicules militaires, les services d’urgence et les civils. Dès que la présence de mines est suspectée, les déplacements dans des quartiers entiers ralentissent, aucun véhicule ne pouvant considérer une rue comme sûre.

Le déminage de ces engins est particulièrement difficile, car les mines magnétiques ne peuvent pas être manipulées sans précaution ni à la main. Si une mine se trouve près de débris métalliques ou d’une épave, même un petit mouvement peut modifier suffisamment son environnement magnétique pour la déclencher, ce qui les rend dangereuses même pour les détecteurs de mines. La neige aggrave encore le problème en dissimulant complètement l’engin, ce qui signifie que le premier véhicule traversant la zone peut déclencher la mine sans le savoir. Pour cette raison, les contre-mesures sûres se concentrent sur le contrôle de l’itinéraire dans son ensemble. Dans certaines situations, les routes sont vérifiées à l’aide de véhicules du génie protégés ou de plateformes sacrifiables, car le risque de manquer ne serait-ce qu’un seul engin peut être supérieur au retard causé par un déminage lent et minutieux.

Cette approche reflète une évolution dans la manière dont la Russie utilise les drones, allant au-delà des frappes directes pour limiter la capacité de mouvement de l’Ukraine. En ajoutant une fonction de minage aux vols d’attaque des Shahed, la Russie permet à des drones déjà en route vers leurs cibles de perturber également la logistique ukrainienne en chemin.

Les rapports faisant état de mines larguées près d’axes de transport clés indiquent un effort délibéré pour exercer une pression là où les déplacements sont les plus cruciaux. À l’arrière, l’accent est mis sur le minage des routes les meilleures et les plus rapides, forçant les Ukrainiens à emprunter des itinéraires plus longs, ce qui ralentit fortement les mouvements logistiques généraux.

Près de la ligne de front, le minage des rares routes directes de ravitaillement et de rotation peut retarder les unités ou les priver de ressources essentielles, telles que les drones FPV, ce qui réduit directement leur efficacité pour contrer les avancées russes.

Dans l’ensemble, cela montre comment les drones sont utilisés non seulement pour frapper des cibles, mais aussi pour modifier les conditions au sol elles-mêmes. Les mines magnétiques transforment les déplacements ordinaires de véhicules en déclencheurs potentiels, rendant les trajets routiniers dangereux. Le résultat immédiat est un ralentissement de la logistique, le temps étant consacré à la vérification et au déminage des routes plutôt qu’à la progression. À long terme, cela signifie que même les routes situées à l’arrière ne peuvent plus être considérées comme sûres, mais doivent être traitées comme des axes contestés, promettant d’importantes perturbations pour toutes les opérations offensives et défensives ukrainiennes là où ces drones sont utilisés.

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